Nouvelles du jeudi 29 juin

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1. Compte-rendu de la journée de grève du 29 juin contre la suppression des postes Plus de Maitres que de Classes

Aujourd’hui, suite à la décision de la dernière AG de grévistes et à l’appel de SUD Education, le SNUIPP, le SNUDI FO, et la CGT éduc’action, les collègues du premier degré était appelé-es à se mettre en grève pour protester contre la suppression de 22,5 postes de PDMQDC. La fermeture de ces postes, dont toutes les équipes apprécient la nécessité, l’intérêt et les bienfaits, a été décidée arbitrairement par la Rectrice et la DASEN  pour récupérer des postes (faute de créations suffisantes) et permettre la mise en place de la réforme « médiatique » des CP à 12 par classe. Déjà, le 20 juin, les enseignant-es de REP et REP+ ont massivement rejoint la grève et exprimé leur opposition à la disparition du dispositif « Plus de Maitres que de Classes ». En Assemblée Générale, ils ont dénoncé la façon dont la mesure est mise en place (enseignant-es qui perdent leur poste définitif sans garantie d’en obtenir un autre, pas de concertation ni d’étude sur le terrain, restrictions pour obtenir les postes de CP à 12, deux enseignants pour 24 CP en cas de manque de locaux, etc) mais aussi le fond du projet (focalisation sur le CP et le « lire-écrire-compter », remise en cause du fonctionnement en cycles).

Ce jeudi 29 juin, une trentaine d’enseignant-es grévistes étaient réuni-es en AG. Moins que la dernière AG, mais beaucoup de collègues étaient en sortie de fin d’année.
Après un échange sur le bilan de la mise en place des CP à 12 et de la mobilisation, l’AG s’est prononcée sur des dates et des modalités d’organisation :

– une réunion de secteur grand Mirail sera appelée le jour de la pré-rentrée le vendredi 1er septembre à 12h à l’école Falcucci. Lors de cette réunion, une proposition d’argumentaires (un à destination des parents et un à destination des enseignant-es) sera présentée, une tournée d’écoles discutée ;
– une commission action est mise en place ;
– une commission sur l’organisation d’une réunion publique s’est mise en place ( idée de lieu : la maison de quartier de Bagatelle) afin d’informer les parents – habitant-es ;
– une commission communication est mise en place (rédaction des argumentaires) ;
– un rassemblement est prévu le mardi 4 juillet à 17h au collège Bellefontaine pour une réunion avec les parents de GS sur la mise en place des CP à 12.
Si vous êtes intéressé-es par une de ces commissions, contactez le syndicat. Les trois commissions se réuniront la semaine prochaine.

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Vous trouverez ici le communiqué de la fédération : « CP à 12, le grand n’importe quoi ».

2. La Campagne Un toit pour apprendre campe devant l’école Marie Curie 

Venez nombreux nous soutenir tout au long de la journée!

Depuis ce jeudi (29) matin tôt, des parents d’élèves et des militant-e-s de la campagne Un toit pour apprendre campent devant l’école élémentaire Marie Curie (rue de la Jeunesse), cela car une mère de famille et ses trois enfants s’y trouvent toujours sans solution d’hébergement. La Préfecture et la Mairie refusent ainsi de trouver un toit pour ces quatre personnes, mais beaucoup d’autres familles sont dans cette situation.

Nous demandons :
-la mise à l’abri immédiate de la famille concernée.
-un engagement de la Mairie et la Préfecture sur la liste des familles de la campagne Un toit pour apprendre menacées d’être à la rue.
-Le remboursement des frais de 600 euros engagés par les parents d’élèves de l’école pour payer des nuitées d’hôtel à la famille, les institutions ayant refusées de le faire.

Nous comptons rester camper devant l’école jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée, venez nombreux nous soutenir !!!

3. Le décret du Ministre Blanquer sur l’organisation de la semaine est paru : territorialisation, annualisation et inégalités !horloge

Ce nouveau décret est donc une énième dérèglementation qui renouvelle les possibilités d’allègement des semaines en raccourcissant les vacances et en créant un cadre horaire global sur l’année, ce qui va vers l’annualisation du temps de travail des personnes comme c’est déjà le cas pour les remplaçant-es. cela permet aux communes d’adapter le calendrier des vacances scolaires et renforce la territorialisation de l’école au détriment de l’égalité des élèves et des personnels sur le territoire.

Sud Education a combattu la réforme Hamon/Peillon des rythmes scolaires. C’est pourquoi nous voterons contre ce nouveau décret dérogatoire qui ne revient pas sur le fond de la réforme Peillon des rythmes scolaires dont nous continuons de revendiquer l’abrogation et son remplacement par une autre réforme, radicalement différente, dans l’intérêt des élèves, des personnels et de l’école.

Vous trouverez ici le décret : decret_n2017-1108_du_27_juin_2017_version_initiale-2

Et ici, la position de Sud Education par rapport à cette réforme présentée en Conseil Supérieur de l’Education du 8 juin :  rythmes_scolaires_cse_du_8_juin_

4. Gel des postes et du budget de l’éducation nationale : non, cette école ne nous convient pas  !

Communiqué de la fédération SUD éducation du 29 juin 2017
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Le ministre a annoncé le gel du budget et des postes dans l’éducation nationale, en affirmant que « nous avons le nombre de postes qui convient ». Sans doute ce nombre convient-il au projet d’école du tri social de ce gouvernement. Mais il n’est certainement pas suffisant pour une école de l’égalité et de l’émancipation :

    Nous n’avons pas le nombre de postes qui convient pour réduire les effectifs à tous les niveaux.
    Nous n’avons pas le nombre de postes qui convient pour assurer les remplacements et la continuité du service public.
    Nous n’avons pas le nombre de postes qui convient pour développer un enseignement adapté, pour prendre en charge la difficulté scolaire et les élèves en situation de handicap.
    Nous n’avons pas le nombre de postes qui convient pour que partout existent des RASED complets et en nombre suffisant.
    Nous n’avons pas le nombre de postes qui convient pour que dans toutes les écoles il y ait plus de PE que de classes.
    Nous n’avons pas le nombre de postes qui convient pour accueillir les 2 ans dans des conditions adaptées.
    Nous n’avons pas le nombre de postes qui convient pour que les classes soient dédoublées dans la moitié des horaires dans le secondaire.
    Nous n’avons pas le nombre de postes qui convient pour que les vies scolaires des établissements du secondaire puissent assurer leurs missions.
    Nous n’avons pas le nombre de postes qui convient pour que tou-te-s les élèves bénéficient de la médecine scolaire.
    Nous n’avons pas le nombre de postes qui convient pour que la charge de travail des personnels d’administration et d’intendance ne les écrase pas.
    Nous n’avons pas le nombre de postes qui convient pour que les services de restauration scolaire, de maintenance et d’entretien des locaux puissent être assurés par des agent-e-s respecté-e-s et parties prenantes de la communauté éducative.
    Nous n’avons pas le nombre de postes qui convient pour que l’ensemble des personnels puissent voir respecter leurs droits syndicaux, leurs droits aux congés, à la formation continue et à la mobilité.
    Nous n’avons pas le nombre de postes qui convient pour que la médecine de prévention puisse effectuer ses missions auprès des personnels.

Alors non, décidément, Monsieur le ministre, votre école ne nous convient pas.

Saint-Denis, le 29 juin 2017

Communiqué à retrouver sur le site de la fédération.

5. Marche unitaire contre l’état d’urgence permanent

Manifestation à paris le samedi 1er juillet

RDV à 15h place de la République

Le communiqué de l’union syndicale Solidaires

Projet de loi antiterroriste : il est urgent de s’en arrêter là !

Le gouvernement veut inscrire les dispositions de l’état d’urgence dans le droit commun, instaurant ainsi un état d’exception permanent et définitif. Un projet de loi a été présenté en ce sens le 22 juin au Conseil des ministres pour une adoption cet été, au nom de « la lutte contre le terrorisme et pour la sécurité intérieure ». Pourtant l’état d’urgence n’a pas supprimé la menace terroriste depuis les attentats de novembre 2015 ; bien au contraire, il a permis l’émergence d’un véritable état policier et réussi à généraliser la peur, la défiance et le rejet de l’autre, notamment vis-à-vis des populations dites musulmanes et les classes populaires. Soit le but recherché justement par les auteurs des massacres et violences terroristes !

La suite est à retrouver ici.