Les chef.fe.s arrivent, la loi Rilhac est passée ! C’est nous qui travaillons, c’est nous qui décidons: pour une direction collégiale !

 

Autorité fonctionnelle, la pression qui va monter.

On vous en parlait depuis plusieurs semaines, c’est désormais acté, les directeurs et directrices d’école vont désormais bénéficie d’une délégation de compétences de l’autorité académique pour le « bon » fonctionnement de l’école qu’il dirige. Ils et elles vont disposer d’une autorité fonctionnelle dans le cadre des missions qui leurs sont confiées.

D’après les décrets et les modifications adoptés par le sénat ce mercredi, ils et elles vont « participer à l’encadrement et à la bonne organisation de l’enseignement du 1er degré » ainsi qu’ être « chargé de missions de formation » qui seront définies par l’inspection académique.

Avec ce projet et les annonces faites par Macron à Marseille, le fonctionnement vertical dans les écoles va devenir la norme et la règle. C’est une attaque, avec de nombreux précédents, qui va changer profondément le cœur de notre métier. On peut imaginer la pression supplémentaire que vont subir les directrices et directeurs : non seulement il va falloir continuer à alimenter la communication du ministère avec des indicateurs et des statistiques, mais il faudra en plus, bien « manager » son équipe, s’assurer que les ex-collègues et futur.e.s subalternes rentrent bien dans les clous, voire participer à leur évaluation.

Evacuer les IEN pour laisser toute la place aux directeurs et directrices !

Au mois décembre 2020, un groupe de travail sur l’inspection se réunissait au ministère afin de projeter une réforme des corps d’inspection, avec comme objectif majeur, de fusionner le corps des IEN (1er degré) avec celui des IA-IPR (2nd degré).

La loi Rilhac va pouvoir s’appuyer sur cette réforme pour installer pleinement la logique du ministère : la mise en place au cœur des écoles du chaînon hiérarchique pour y mettre de l’ordre, en leur donnant les prérogatives des inspecteurs.trices qui vont bientôt libérer le terrain.

Ce que ça va changer ? Y’a qu’à voir là où les chef.fe.s sont sur le lieu de travail des collègues !

 

Sud Education 31-65 porte un projet de direction collégiale, pour une école égalitaire et émancipatrice qui passe par:

  • l’augmentation du temps de concertation sans augmentation du temps de travail

  • un temps de décharge partagé entre les collègues d’une même école

  • l’allégement des tâches administratives (surcharge administrative avec les multiples tableaux et enquêtes à remplir, relation avec les mairies et les IEN…)

  • le recrutement de personnels formés et titularisés d’aide à la direction

  • la mise en place de pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices