À force de frôler le ridicule, on finit par tomber dedans.

                                1er degré : circulaires Blanquer

C’est officiel Jean-Michel Blanquer sera bien ce nouveau ministre moderne qui fait du neuf avec du vieux : le retour aux « bonnes vieilles méthodes » d’une école rétrograde avec en exergue le retour à la méthode syllabique pure ! Effet politique garanti, résultats pédagogiques anéantis…

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Nous soutenons les grèves des partiels

          Mobilisation contre la loi « Orientation et Réussite des Étudiants »

Le gouvernement et certain-e-s président-e-s d’université font actuellement de la tenue des partiels dans les universités une question de principe. Dans certaines universités, tout est bon pour organiser coûte que coûte les partiels, y compris là où, en raison des grèves étudiantes et de personnels, seulement quelques heures de cours ont eu lieu ce semestre :

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Communiqué de Sud Education 31-65 contre l’évacuation de la fac du Mirail du 9 mai

Communiqué de presse de Sud Education 31-65

 

A 3h30 cette nuit, l’université Toulouse le Mirail (Jean Jaurès) a été évacuée par les forces de l’ordre. Cette décision a été prise suite à un recours au tribunal administratif déposé par l’UNI, syndicat de droite non représenté dans cette université. La justice a donc acté l’usage de la force pour tenter de mettre fin à une lutte légitime.

De plus, les étudiant-e-s et personnels mobilisé-e-s du Mirail se sont vus empêché-e-s de tenir une assemblée générale à 12h30 à la gare et se sont à nouveau heurtés à un dispositif répressif : un étudiant a été blessé au cours d’une interpellation par la BAC : « le dispositif de désencerclement du fonctionnaire a explosé accidentellement sur sa tenue » (source Dépêche du midi). Environ 600 étudiant-es ont cependant tenu leur assemblée générale place du Capitole,  malgré la présence d’un important dispositif policier.

Nous saluons la détermination des étudiant-e-s et leur volonté de poursuivre la mobilisation contre la sélection à l’université et pour un même droit à l’éducation ! Nous partageons leurs revendications et sommes à leurs côtés dans cette lutte légitime. Nous appelons tous les secteurs à y prendre part !

Sud éducation 31 condamne toute action policière dans les enceintes universitaires, tout port d’armes de la part des forces de l’ordre face à des étudiant-es mobilisé-es.  Sud éducation 31 reste mobilisé contre la loi ORE.

L’intervention des forces de l’ordre n’est que le reflet de la position autoritaire du gouvernement, qui entend bien sélectionner la jeunesse quand, dans le même temps, des moyens très importants sont offerts sans condition aux entreprises et actionnaires du CAC 40.

Oppression, compétition et précarité sont bien les noirs dessins du gouvernement qui avance tel un rouleau compresseur dans tous les domaines en menant une politique globale libérale au service du capitalisme : refonte ferroviaire, impôt (prélèvement à la source…), santé, éducation, collectivités territoriales, retraite, assurance chômage…

 

La véritable violence est bel et bien au centre de ces choix politiques de sélection et d’exclusion. Elle n’est pas dans les luttes collectives, solidaires et émancipatrices !

 

Toulouse le 9 mai 2018

Communiqué de soutien contre l’expulsion au Mirail

Le tribunal administratif répond favorablement à la demande du syndicat de droite étudiant.

L‘UNI, syndicat lié à la droite et à l’extrême droite, a déposé un référé au tribunal administratif de Toulouse, lundi 23 avril 2018 dans l’intention de faire débloquer par la force l’université du Mirail.

La justice administrative y a répondu favorablement, ce qui ne peut être qu’inquiétant.

Si les allégations étaient d’une part délirantes, comme celle de prétendre que l’accès à l’université n’était plus permise aux non grévistes, elles viennent d’autre part justifier la répression policière pour faire taire les contestations partout en France.

Les manifestant-e-s et grévistes, notamment les plus jeunes, savent que le déploiement policier pour faire taire les mouvements est effarant et violent. Rappelons qualors que près d’une cinquantaine de sites étaient en opposition à la loi ORE, le gouvernement a choisi immédiatement de les stopper en faisant intervenir les forces de l’ordre à Tolbiac, Censier, Nanterre, Grenoble, Strasbourg, etc.


Le mouvement d’opposition à la loi ORE est bien là et le blocage est du fait du gouvernement qui passe en force en utilisant une police surarmée, comme le montre l’encadrement dans les villes de France ce 1er mai.

La grève est légitime et les moyens d’actions décidés en Assemblée Générale dans les facs le sont également ! Les travailleurs et travailleuses n’ont pas à être renvoyés au travail par la force.

SUD éducation 31 condamne le recours aux forces de l’ordre pour faire évacuer les universités en lutte

SUD éducation 31 soutient inconditionnellement les étudiant-e-s et personnels du mirail dans leur combat pour une université accessible à toutes et tous.

 

Sud éducation 31-65 dénonce la sur-présence quotidienne des forces de l’ordre et les violences policières sur le quartier du Mirail.

Sud éducation 31-65 dénonce la présence quotidienne des force de l’ordre

et la violence policière sur le quartier du Mirail.

Sur les 25 arrestations qui ont eu lieu, on compterait plus d’une dizaine de mineurs. La première violence est celle des institutions au service du capitalisme qui génèrent, entre autres, une absence de perspectives scolaires et économiques dans les quartiers populaires. La défiance et la violence qui en résultent parfois sont une conséquence du tri social, du mépris vis à vis des habitant-es, d’un encadrement policier qui vise à la mise au pas d’une population stigmatisée sommée de « s’assimiler » ou de disparaître.

Au Mirail il existe une tension palpable, depuis plusieurs semaines, du fait d’une importante présence policière devenue quotidienne. Les interventions des forces de l’ordre sont toujours disproportionnées dans les faits et les dires. On assiste à une totale désinhibition et ces dernières se permettent des violences physiques et verbales parce qu’on est au Mirail. La révolte du quartier de la Reynerie à laquelle on assiste ces derniers jours résulte en partie de cette mise en tension.

A l’heure où tout le monde y va de son titre à sensation, du genre « Le Mirail, territoire perdu de la République », aux approximations et aux rapprochements hasardeux, nous ne pouvons que nous renforcer dans l’idée que fermer le collège de la Reynerie, fermer un lieu de lien social et d’ouverture, fermer un lieu d’apprentissage, fermer un des derniers services publics du quartier va dans le sens de l’abandon.

Nous dénonçons la répression et la stigmatisation systémiques des quartiers populaires.

Nous dénonçons également les menaces d’intervention policières qui continuent de peser sur l’université du Mirail. Sud éducation 31 se tient prêt aux côtés des étudiant-es et des personnels en lutte !

Toulouse le 22 avril 2018

PDF communique-quartier-du-mirail

communiqué : Des enseignant-e-s chercheur-ses souhaitent un retour à la normale à l’université du Mirail par une grande intervention policière !

Des enseignant-e-s chercheur-ses souhaitent un retour à la normale à l’université du Mirail par une grande intervention policière !

Depuis maintenant 4 mois, le personnel et les étudiant·e·s de l’Université Toulouse – Jean Jaurès sont en grève contre la fusion des établissements toulousains de l’enseignement supérieur et l’application de la loi Orientation et Réussite des étudiant·e·s (ORE).

Le blocage de l’Université, voté en Assemblée générale commune, est effectif depuis plus d’un mois. Le personnel administratif vote majoritairement cette modalité d’action pour la simple et bonne raison qu’elle leur permet d’exercer pleinement leur droit de grève, alors que les pressions exercées par la hiérarchie s’accentuaient. Le blocage est du fait du gouvernement qui invisibilise cette grève et qui est porté aujourd’hui par plusieurs universités !

La Ministre de l’Enseignement supérieur, au lieu de tenir compte des revendications des grévistes, a décidé le 22 mars de dissoudre l’ensemble des conseils centraux et de nommer un Administrateur provisoire pour gérer les affaires courantes de l’établissement. Cet acte autoritaire est une première dans l’histoire récente des Universités ; jamais l’article L. 719-8 du Code de l’éducation n’avait été utilisé pour casser un mouvement de grève.

Fort.e.s de ce signal inacceptable envoyé par le gouvernement, une pétition mise en ligne par des enseignant·e·s chercheur·seuse·s le 11 avril appelle la Ministre à agir « avec l’autorité et le pouvoir qui sont les siens » pour assurer la tenue des examens, demandant clairement l’intervention de la police sur le campus pour y déloger leurs propres collègues et étudiant·e·s.

Sud Education 31 dénonce tout appel à l’intervention des forces de l’ordre au sein des universités, où les personnels et étudiant·e·s grévistes se mobilisent légitimement pour défendre des conditions d’études et de travail dégradées depuis au moins la mise en place de la loi LRU en 2007 et affirmer leur refus de la sélection à l’entrée des universités.

SUD éducation 31 ne peut que dénoncer la manière dont la période des examens est utilisée pour tenter de mettre fin à la grève. Qui peut, d’une part, décemment accepter que les étudiant-e-s et les personnel-le-s passent ou organisent des examens après une intervention policière ? Qui peut, d’autre part, accepter l’incohérence qui règne sur la notion même d’examens universitaires : censés valider des contenus d’enseignements décidés par les UFR, et non par des programmes ministériels comme dans le secondaire. Ces contenus ne sont pas appropriables de la même manière par tou-te-s et ne font pas l’objet d’annales de révision ! Sans cours, toute organisation d’examen revient à une sélection forte en commençant par celle des grévistes, qui – faut-il le rappeler ? – ne se battent pas pour eux.elles-mêmes ou pour ne pas avoir à passer des examens à la fin de l’année mais pour l’avenir de l’université.

Sud éducation 31 soutient les étudiant·e·s et les lycéen.ne.s qui sont les premier·e·s impacté·e·s par cette loi de sélection sociale, ainsi que le personnel administratif qui ne serait pas en reste des conséquences néfastes de l’application de la loi ORE : réception, traitement, tri et sélection des dossiers pour l’ensemble des étudiant·e·s, information auprès des familles pour justifier des refus, etc. Les grévistes doivent rester unis dans la poursuite de leur grève : le mouvement a été unitaire pendant 4 mois, il doit l’être aussi sur la question de la poursuite de la grève et sur l’organisation de validations appropriées aux circonstances et dont les modalités doivent être décidées en Assemblée générale.

Nous appelons donc l’ensemble des personnels à signer la contre-pétition (https://chn.ge/2IPQvy9) initiée par les grévistes de l’université du Mirail en réponse à l’ignoble demande de certain-es enseignant-es chercheur-ses sous des prétextes fallacieux et allant à l’encontre du bien collectif qu’est l’éducation pour toutes et tous sans conditions.

Le PDF Communique.SUDeduc31

En grève le 3 mai !!!

Sud éducation 31-65 appelle à la grève le 3 mai 2018 dans le cadre de la grève nationale dans l’Education à l’appel de la Fédération Sud éducation, de la CGT Educ’action et du SNES-FSU

Unissons nos luttes de la maternelle à l’université ! Unissons nos luttes avec le rail, la santé, les impôts, l’énergie,  les grévistes de carrefour…

Sélection, inégalités territoriales, tri social, précarisation, baisse des moyens, remise en cause de l’éducation prioritaire, de la maternelle, casse des statuts…

Les contre-réformes des gouvernements successifs contre l’éducation nationale et les personnels sont dures.  Notre réponse doit être à la hauteur des enjeux car c’est l’idée même du service public qui est attaquée.

Rassemblement 12h à Compans Caffarelli –> Soyons nombreux-ses !!!!!

4 pages de la fédérationLA-NECESSITE-DE-S-UNIR-2

Manifestation le 19 avril!!!!

SUD Education 31-65 appel à manifester le jeudi 19!

14h30 place Jeanne D’arc

Suite à la journée de grève et de manifestation du jeudi 22 mars, l’Union syndicale Solidaires a décidé de se joindre à l’appel à grèves et manifestations le 19 avril.

Il s’agit d’une journée de convergences des luttes, avec des revendications nationales et d’autres spécifiques à chaque secteur d’activité.

Pas de matraques dans les facs !

SUD éducation dénonce les violences policières dans les universités:

Lundi 9 avril, les forces de police sont intervenues dans deux universités à Nanterre et à Lille 2. Elles ont délogé avec violence des étudiant-e-s et personnels grévistes et ont usé de gaz lacrymogènes contre des personnes pacifiques.

Plutôt que de répondre aux revendications ce gouvernement fait le choix de la répression. Plusieurs étudiant-e-s avaient été blessé-e-s dans une opération similaire menée à l’université de Bordeaux. Ces attaques contre les étudiant-e-s grévistes encouragent les opérations menées par des groupuscules d’extrême droite comme à Montpellier, Strasbourg, Angers ou Tolbiac (centre PMF-Paris I).

Pour SUD éducation, la police n’a rien à faire dans les universités et surtout pas à en déloger les étudiant-e-s et les personnels qui se réunissent sur leurs lieux de travail et d’étude. Ils et elles en sont les seul-e-s occupant-e-s légitimes. Nous réclamons la libération immédiate et sans poursuites des sept étudiant-e-s de Nanterre interpellé-e-s.
Face à ces violences, nous appelons l’ensemble des personnels du supérieur à se réunir et à refuser d’assurer leurs missions, notamment la surveillance des examens, sous la surveillance de la police.

Si la seule réponse du gouvernement est le recours à la force alors les personnels du supérieur doivent répondre par l’extension des grèves.