Rapport Mathiot : l’analyse de SUD éducation

Le rapport Mathiot vient d’être publié. Commandé par le ministre, il donne des orientations inquiétantes pour la future réforme du bac et du lycée.
La lettre de mission du ministre et le projet présidentiel fixaient une contrainte forte sur cette réforme : la réduction à 4 du nombre d’épreuves terminales au baccalauréat pour faire des économies budgétaires.

La réforme qui est en préparation s’inscrit en continuité avec la généralisation de la sélection pour l’accès aux études supérieures.
Semestrialisation, lycée à la carte, contrôle continu et accentuation du tri social…
Le nouveau lycée et le nouveau baccalauréat sont dans la droite ligne de toute la politique néolibérale de ce gouvernement : réduction de la dépense publique, destruction de tous les cadres collectifs, augmentation des inégalités.

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Jeudi 1er février, c’était jour de grève dans l’éducation…

Contre les multiples réformes qui s’emboîtent, de l’école à l’université, et font de l’éducation un vaste champ d’auto entreprenariat et de sélection, les personnels, les étudiants s’organisent…Balade sonore dans cette première grosse journée de mobilisation nationale. A Toulouse la fac du Mirail était bloquée… Personnels,  étudiant-tes, manifestant-tes nous expliquent leur point de vue et les raisons de leur colère. 

A télécharger ici :

Après le 01 on a le 06, puis le 08, puis le 13, puis le…. Il faudrait apprendre à compter…

Les organisations FSU, FNEC FP-FO, FERC CGT, SUD Education, SGL, Solidaires étudiant-e-s, UNEF, UNL, UNL-SD, ASES et SLU se sont rencontrées au soir de la grève et des manifestions du 1er février à laquelle elles ont appelé.

S’appuyant sur la mobilisation qui monte dans les lycées et les universités, les organisations FSU, FNEC FP-FO, FERC CGT, SUD Education, SGL, Solidaires étudiant-e-s, UNEF, UNL, UNL-SD, ASES et SLU réaffirment leurs revendications :

  • La nécessité de travailler tout au long du parcours au lycée à une orientation choisie, construite, accompagnée et évolutive avec les moyens humains et financiers nécessaires
  • Le maintien du baccalauréat comme diplôme national et 1er grade universitaire, garantissant l’accès de toutes et tous les bachelier.e.s sur tout le territoire aux filières post-bac et aux établissements de leur choix ;
  • L’exigence d’ouverture massive de places supplémentaires en 1er cycle post-bac et le refus de toute sélection à l’entrée de l’université ;
  • Le refus de l’instauration de blocs de compétences en lieu et place des diplômes et des qualifications ;
  • L’abandon du projet de loi sur 1er cycle post-bac et du plan « étudiants » qui l’accompagne, condition pour permettre une réforme ambitieuse qui garantisse le libre accès de chacun.e au supérieur.

Les organisations FSU, FNEC FP-FO, FERC CGT, SUD Education, SGL, Solidaires étudiant-e-s, UNEF, UNL, UNL-SD, ASES et SLU appellent les personnels du supérieur, du second degré, les lycéen.ne.s, les étudiant.e.s, à participer à la grève et la mobilisation nationale le mardi 6 février, à organiser des assemblées générales, dans les universités, les collèges et les lycées pour construire les modalités d’actions locales.

 voici lappeldu1erfe_vrier2018

TOUTES ET TOUS EN GRÉVE LE 1 FÉVRIER : parcours sup, sélection à l’université, nouvelle réforme du lycée et marquage de l’employabilité des élèves dès le CP !

Sud éducation 31-65 appelle l’ensemble des personnels, de la maternelle à l’université,

à se mettre en  grève le jeudi 01 février 2018.

Toutes et tous concerné-e-s !!!!!

14h manifestation Jean Jaurès

18h réunion publique à l’université Toulouse Jean-Jaurès, le Mirail

Pourquoi parcours-sup et cette grève concernent aussi les enseignant-es du lycée ?

La mise en place de « Parcours Sup » a pour conséquence de ne plus reconnaître le Bac comme diplôme d’accès à l’université. Les universités doivent donc penser de nouvelles conditions d’accueil : c’est le renforcement de la sélection.

Ce parcours-sup s’accompagne aussi d’une réforme du lycée. En effet, les filières ES, L et S disparaissent au profit de 4 options (2 majeures et 2 mineures) qui donneront la coloration du futur bac de l’élève. Le Bac à la sauce Blanquer consistera en 4 écrits et un grand oral qui représenteront 60% de la note. C’est bien la fin d’un cadrage national puisque le tronc commun disparaît et on individualise les parcours. Avec lui disparaît aussi la notion d’équipe pédagogique car le groupe classe sera éclaté. Les lycées développeront un bac à la carte qui accentuera leur mise en concurrence.

Pourquoi cela concerne les enseignants du collège et du primaire ?

Quelle école voulons-nous ? Que faisons-nous de notre métier ? Comment voyons-nous notre rôle dans la société ? M Philippe Martin, le président du Conseil d’Analyses Économiques, déclarait sur France Culture lundi 22 janvier dernier, que les plus à même à connaître les besoin en formation, seraient probablement le ministère de l’économie et les patrons ! Les élèves arriveront sur le marché du travail avec un potentiel d’employabilité et les patrons n’auront plus qu’à faire leurs courses…

Pourquoi cela concerne en réalité la société toute entière ?

Le Bac ne sera plus la conclusion des études secondaires, et ainsi le premier niveau de qualification ouvrant à des droits dans le monde du travail ou à l’accès inconditionnel aux études mais il deviendra la porte d’entrée vers la sélection dans le supérieur. Un bac modulaire qui orientera vers telle ou telle filière en fonction des modules validés.

De là à la suppression du bac, il n’y a qu’un pas qui peut facilement être franchi avec l’officialisation du fameux LSUN (Livret scolaire Unique Numérique) où l’ensemble du parcours de l’élève y sera notifié. Avec cette sélection à l’université, on sait bien qui saura plus facilement faire les choix stratégiques donnant accès aux études supérieures, les classes populaires vont se réduire à peau de chagrin dans les études après le Bac à la fac, déjà qu’elles sont peu nombreuses. Et quid des élèves qui n’auront pas été sélectionnés ?

Il s’agit du reflet d’un projet de société que nous combattons, nous ne voulons pas faire de la « chair à patrons », nous luttons pour une école émancipatrice pour toutes et tous, indépendante de tout pouvoir économique, l’école n’est ni une entreprise, ni une marchandise.

Les fédérations syndicales FERC-CGT, FNEC-FP FO, FSU, SGL, SUD éducation, Solidaires étudiant-e-s, Unef, UNL, UNL-SD appellent les lycéen·nes, les étudiant·es, les personnels des universités et des lycées à se mobiliser le jeudi 1er février 2018, à se réunir, dès maintenant, en assemblée générale pour débattre des réformes, à se mobiliser sous toutes les formes décidées collectivement, y compris par la grève le jeudi 1er février, dans les universités et les lycées.

Voici l’appel-de-la-premiere-coordination-nationale-de-l‘éducation, réunie le samedi 27 janvier à Paris. La coordination appelle à la mobilisation de tous les personnels de l’éducation et de l’ESR pour la grève du 01 février.

Le tract d’appel-01-02 de sud éducation 31-65 en format PDF.

Soutien à Stéphan Pelissier

Sud éducation 31 appelle au soutien de Stéphan Pelissie738_chapatterefugies2015co_clllxaaalvqmr militant sud PTT Tarn poursuivi par la justice grecque et condamné à 7 ans de prison pour avoir aidé sa belle famille à fuir la guerre en Syrie.

En 2015, ce Français originaire d’Albi a tenté d’aider ses beaux-parents, sa belle-sœur et son beau-frère à passer de Grèce en Italie en les rejoignant sur place en voiture pour organiser un trajet en ferry.

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Réforme du bac et du lycée

arton7383-ca229La fédération SUD éducation a été reçue le 6 décembre dans le cadre de la mission Mathiot, que le ministère a chargée de faire des propositions pour réformer le bac et le lycée général en articulation avec la réforme de l’accès à l’université et du premier cycle.
La lettre de mission du ministre et le projet présidentiel fixent une contrainte forte sur cette réforme : la réduction à 4 du nombre d’épreuves terminales au baccalauréat pour faire des économies budgétaires.
La réforme qui est en préparation s’inscrit en continuité avec la généralisation de la sélection pour l’accès aux études supérieures.

Semestrialisation, lycée à la carte, contrôle continu et accentuation du tri social…
Le nouveau lycée et le nouveau baccalauréat sont dans la droite ligne de toute la politique néolibérale de ce gouvernement : réduction de la dépense publique, destruction de tous les cadres collectifs, augmentation des inégalités.

De quoi parle-t-on ?

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