communiqué : Des enseignant-e-s chercheur-ses souhaitent un retour à la normale à l’université du Mirail par une grande intervention policière !

Des enseignant-e-s chercheur-ses souhaitent un retour à la normale à l’université du Mirail par une grande intervention policière !

Depuis maintenant 4 mois, le personnel et les étudiant·e·s de l’Université Toulouse – Jean Jaurès sont en grève contre la fusion des établissements toulousains de l’enseignement supérieur et l’application de la loi Orientation et Réussite des étudiant·e·s (ORE).

Le blocage de l’Université, voté en Assemblée générale commune, est effectif depuis plus d’un mois. Le personnel administratif vote majoritairement cette modalité d’action pour la simple et bonne raison qu’elle leur permet d’exercer pleinement leur droit de grève, alors que les pressions exercées par la hiérarchie s’accentuaient. Le blocage est du fait du gouvernement qui invisibilise cette grève et qui est porté aujourd’hui par plusieurs universités !

La Ministre de l’Enseignement supérieur, au lieu de tenir compte des revendications des grévistes, a décidé le 22 mars de dissoudre l’ensemble des conseils centraux et de nommer un Administrateur provisoire pour gérer les affaires courantes de l’établissement. Cet acte autoritaire est une première dans l’histoire récente des Universités ; jamais l’article L. 719-8 du Code de l’éducation n’avait été utilisé pour casser un mouvement de grève.

Fort.e.s de ce signal inacceptable envoyé par le gouvernement, une pétition mise en ligne par des enseignant·e·s chercheur·seuse·s le 11 avril appelle la Ministre à agir « avec l’autorité et le pouvoir qui sont les siens » pour assurer la tenue des examens, demandant clairement l’intervention de la police sur le campus pour y déloger leurs propres collègues et étudiant·e·s.

Sud Education 31 dénonce tout appel à l’intervention des forces de l’ordre au sein des universités, où les personnels et étudiant·e·s grévistes se mobilisent légitimement pour défendre des conditions d’études et de travail dégradées depuis au moins la mise en place de la loi LRU en 2007 et affirmer leur refus de la sélection à l’entrée des universités.

SUD éducation 31 ne peut que dénoncer la manière dont la période des examens est utilisée pour tenter de mettre fin à la grève. Qui peut, d’une part, décemment accepter que les étudiant-e-s et les personnel-le-s passent ou organisent des examens après une intervention policière ? Qui peut, d’autre part, accepter l’incohérence qui règne sur la notion même d’examens universitaires : censés valider des contenus d’enseignements décidés par les UFR, et non par des programmes ministériels comme dans le secondaire. Ces contenus ne sont pas appropriables de la même manière par tou-te-s et ne font pas l’objet d’annales de révision ! Sans cours, toute organisation d’examen revient à une sélection forte en commençant par celle des grévistes, qui – faut-il le rappeler ? – ne se battent pas pour eux.elles-mêmes ou pour ne pas avoir à passer des examens à la fin de l’année mais pour l’avenir de l’université.

Sud éducation 31 soutient les étudiant·e·s et les lycéen.ne.s qui sont les premier·e·s impacté·e·s par cette loi de sélection sociale, ainsi que le personnel administratif qui ne serait pas en reste des conséquences néfastes de l’application de la loi ORE : réception, traitement, tri et sélection des dossiers pour l’ensemble des étudiant·e·s, information auprès des familles pour justifier des refus, etc. Les grévistes doivent rester unis dans la poursuite de leur grève : le mouvement a été unitaire pendant 4 mois, il doit l’être aussi sur la question de la poursuite de la grève et sur l’organisation de validations appropriées aux circonstances et dont les modalités doivent être décidées en Assemblée générale.

Nous appelons donc l’ensemble des personnels à signer la contre-pétition (https://chn.ge/2IPQvy9) initiée par les grévistes de l’université du Mirail en réponse à l’ignoble demande de certain-es enseignant-es chercheur-ses sous des prétextes fallacieux et allant à l’encontre du bien collectif qu’est l’éducation pour toutes et tous sans conditions.

Le PDF Communique.SUDeduc31

Manifestation le 19 avril!!!!

SUD Education 31-65 appel à manifester le jeudi 19!

14h30 place Jeanne D’arc

Suite à la journée de grève et de manifestation du jeudi 22 mars, l’Union syndicale Solidaires a décidé de se joindre à l’appel à grèves et manifestations le 19 avril.

Il s’agit d’une journée de convergences des luttes, avec des revendications nationales et d’autres spécifiques à chaque secteur d’activité.

Pas de matraques dans les facs !

SUD éducation dénonce les violences policières dans les universités:

Lundi 9 avril, les forces de police sont intervenues dans deux universités à Nanterre et à Lille 2. Elles ont délogé avec violence des étudiant-e-s et personnels grévistes et ont usé de gaz lacrymogènes contre des personnes pacifiques.

Plutôt que de répondre aux revendications ce gouvernement fait le choix de la répression. Plusieurs étudiant-e-s avaient été blessé-e-s dans une opération similaire menée à l’université de Bordeaux. Ces attaques contre les étudiant-e-s grévistes encouragent les opérations menées par des groupuscules d’extrême droite comme à Montpellier, Strasbourg, Angers ou Tolbiac (centre PMF-Paris I).

Pour SUD éducation, la police n’a rien à faire dans les universités et surtout pas à en déloger les étudiant-e-s et les personnels qui se réunissent sur leurs lieux de travail et d’étude. Ils et elles en sont les seul-e-s occupant-e-s légitimes. Nous réclamons la libération immédiate et sans poursuites des sept étudiant-e-s de Nanterre interpellé-e-s.
Face à ces violences, nous appelons l’ensemble des personnels du supérieur à se réunir et à refuser d’assurer leurs missions, notamment la surveillance des examens, sous la surveillance de la police.

Si la seule réponse du gouvernement est le recours à la force alors les personnels du supérieur doivent répondre par l’extension des grèves.

Motion d’actualité du 8e congrès de la fédération des syndicats SUD éducation

Communiqué sur la lettre du Ministre aux personnels de l’Éducation Nationale

La Fédération SUD Éducation, réunie ce mardi 27 mars 2018 en congrès à Boulogne-sur-mer, dénonce les actes criminels du vendredi 23 mars dernier, partage l’émotion et le deuil de toutes les familles et déplore l’instrumentalisation qui en est faite.

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Motion d’actualité du 8e congrès de la fédération des syndicats SUD éducation

Universités : SUD éducation condamne la répression, les agressions et les mises sous tutelles

La fédération des syndicats SUD éducation réunie en congrès à Boulogne-sur-Mer dénonce :

  • la mise sous tutelle de l’État de l’université Toulouse le Mirail (Jean Jaurès ) et la menace faite d’intervention des forces de l’ordre.
  • l’intervention organisée de nuit, avec l’accord du doyen, d’un groupe fasciste composé d’enseignant-es et d’étudiant-es, à la fac de droit de Montpellier contre d’autres étudiant-es qui occupaient un amphithéâtre.
  • La répression de toutes les universités
    • la fusion forcée de toutes les universités

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Tous ensemble !!!!

Sud éducation 31-65 tend à la convergence des luttes et sera attentive à la reconduction du mouvement des cheminot-es dans les AG du 03 avril au soir.

Mais pas seulement, dans la santé ou dans certaines universités, des mouvements sont en cours où les luttes s’appuient sur les AG.

Il y a des attaques réelles dans l’éducation nationale, à nous d’appuyer et de construire nos luttes locales sur nos lieux de travail. L’état actuel n’est pas à la reconduction dans l’éducation mais nous devons :

– être concret dans nos pratiques syndicales : organiser des nuits des écoles, des collèges… et rencontrer les parents qui sont des travailleur-ses, des chômeur-ses, des précaires, des usager-ères pour discuter des réformes en cours.

– participer à la grève nationale des précaires dans l’éducation du 05 avril : AG à la fac du Mirail (sauf si débloquage).

– mettre en place des caisses de grève dans nos établissements.

Soyons prêt-es !!!!