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Reynerie : états généraux à propos de la jeunesse

A la dernière réunion de l’Assemblée Parents – Enseignants – Habitants il a été décidé de :
* Commencer un porte à porte dans le quartier afin d’avoir des éléments de bilan du déplacement des enfants du quartier vers des collèges autres que Badiou.
* Lors de ce porte à porte, informer et inviter les gens à participer à l’organisation des Etats Généraux à propos de la jeunesse ( pour rappel: «  Jeunesse un danger ? ou Jeunesse en danger ? » ) avec une réunion de préparation importante
le 8 Juin à 17h à l’atelier B, M°Reynerie (appel 8 juin)
 Ces états généraux pour la jeunesse devraient avoir lieu le 06 octobre 2018
Pour ceux et celles qui veulent et peuvent participer à ce porte à porte,
RDV Mardi 22 Mai à 10h, devant l’ancienne CAF place Abbal.
Ce travail continue  au marché de la Reynerie les jeudis 31 Mai et 7 Juin à 10h30 (même lieu).

À force de frôler le ridicule, on finit par tomber dedans.

                                1er degré : circulaires Blanquer

C’est officiel Jean-Michel Blanquer sera bien ce nouveau ministre moderne qui fait du neuf avec du vieux : le retour aux « bonnes vieilles méthodes » d’une école rétrograde avec en exergue le retour à la méthode syllabique pure ! Effet politique garanti, résultats pédagogiques anéantis…

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Nous soutenons les grèves des partiels

          Mobilisation contre la loi « Orientation et Réussite des Étudiants »

Le gouvernement et certain-e-s président-e-s d’université font actuellement de la tenue des partiels dans les universités une question de principe. Dans certaines universités, tout est bon pour organiser coûte que coûte les partiels, y compris là où, en raison des grèves étudiantes et de personnels, seulement quelques heures de cours ont eu lieu ce semestre :

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Communiqué de Sud Education 31-65 contre l’évacuation de la fac du Mirail du 9 mai

Communiqué de presse de Sud Education 31-65

 

A 3h30 cette nuit, l’université Toulouse le Mirail (Jean Jaurès) a été évacuée par les forces de l’ordre. Cette décision a été prise suite à un recours au tribunal administratif déposé par l’UNI, syndicat de droite non représenté dans cette université. La justice a donc acté l’usage de la force pour tenter de mettre fin à une lutte légitime.

De plus, les étudiant-e-s et personnels mobilisé-e-s du Mirail se sont vus empêché-e-s de tenir une assemblée générale à 12h30 à la gare et se sont à nouveau heurtés à un dispositif répressif : un étudiant a été blessé au cours d’une interpellation par la BAC : « le dispositif de désencerclement du fonctionnaire a explosé accidentellement sur sa tenue » (source Dépêche du midi). Environ 600 étudiant-es ont cependant tenu leur assemblée générale place du Capitole,  malgré la présence d’un important dispositif policier.

Nous saluons la détermination des étudiant-e-s et leur volonté de poursuivre la mobilisation contre la sélection à l’université et pour un même droit à l’éducation ! Nous partageons leurs revendications et sommes à leurs côtés dans cette lutte légitime. Nous appelons tous les secteurs à y prendre part !

Sud éducation 31 condamne toute action policière dans les enceintes universitaires, tout port d’armes de la part des forces de l’ordre face à des étudiant-es mobilisé-es.  Sud éducation 31 reste mobilisé contre la loi ORE.

L’intervention des forces de l’ordre n’est que le reflet de la position autoritaire du gouvernement, qui entend bien sélectionner la jeunesse quand, dans le même temps, des moyens très importants sont offerts sans condition aux entreprises et actionnaires du CAC 40.

Oppression, compétition et précarité sont bien les noirs dessins du gouvernement qui avance tel un rouleau compresseur dans tous les domaines en menant une politique globale libérale au service du capitalisme : refonte ferroviaire, impôt (prélèvement à la source…), santé, éducation, collectivités territoriales, retraite, assurance chômage…

 

La véritable violence est bel et bien au centre de ces choix politiques de sélection et d’exclusion. Elle n’est pas dans les luttes collectives, solidaires et émancipatrices !

 

Toulouse le 9 mai 2018

En grève le 22 mai ! RDV dès 8h devant la fac du Mirail pour un tractage interpro.

Mardi 22 mai : Toute la fonction publique en grève à l’appel de tous les syndicats !

Sélection, inégalités territoriales, tri social, précarisation, casse des statuts, voilà les maîtres mots de la politique gouvernementale. à l’image des cheminot-e-s et du service public ferroviaire, l’éducation nationale et ses personnels sont durement attaqué-e-s. Notre réponse doit être à la hauteur des enjeux car c’est la notion même de service public qui est menacée.

4 pages interprofessionnel de Solidaires31 ici : 22mai 

 Rassemblement et distribution de tracts interpro : 8h devant la fac du Mirail

AG de l’éducation : 10h à l’école Didier Daurat (M° Mirail- Université)

Manif : 14h à St Cyprien

« Retour à la normale à l’Université Jean Jaurès » ?

C’est sans doute ce que souhaitent ardemment le ministère, la préfecture, l’administrateur provisoire, les censeurs en tout genre, les garants de la pensée unique, celles et ceux qui « excellent » et pensent que la sélection est nécessaire puisque de toute façon, dans cette société, « il n’y a pas de place pour tout le monde et qu’il faut bien faire des choix…. ».

Un seul rêve pour ceux-là : retourner au boulot et que tout rentre enfin dans l’ordre !

Ce n’est pourtant pas si simple…

Cette vision du monde ne reflète ni l’avis ni la volonté des étudiant-e-s, des personnels, des parents, des salarié-e-s, précaires ou titulaires, des intermittent-es-, des militant-e-s qui, depuis des mois, occupent la rue, les facs, les lieux de travail… pour dessiner et construire une autre vision de la société :

– une fac ouverte à toutes et tous pour un enseignement réellement démocratique et émancipateur !

– des services publics qui ne laissent personne sur le bord du chemin quand il s’agit d’enseigner, de soigner, de transporter, d’accompagner aux différentes étapes de nos vies, de soutenir les exclu-e-s de ce système capitaliste qui ne laisse passer que les « méritant-e-s », les « premiers de cordée » et autres adeptes de la société du chacun-e pour soi….

– des temps et des lieux de luttes collectives, ZAD, facs occupées, trains à l’arrêt, personnels de santé ou postiers en grève… qui nous permettent d’imaginer et de construire ensemble d’autres choix de vie et de société !

Mobilisons nous !

Appel de la fédération SUD Education ci-dessous : appel_22_au_mai(1)

Tract 5 mois de luttes…

Les communiqués contre l’évacuation de la fac du Mirail !

Communiqué des étudiantes et étudiants mobilisé·es du Mirail

« Cette nuit, à 3h30 du matin, le campus du Mirail occupé par les étudiants et étudiantes grévistes a été évacué par les forces de l’ordre. Cette intervention fait suite à la décision du tribunal administratif de Toulouse, saisi par l’UNI, organisation étudiante de droite, non représentée sur le campus du Mirail.

Depuis plusieurs mois, personnels et étudiant·es de l’université sont mobilisé·es contre la loi ORE, contre la sélection, la dévalorisation du diplôme de licence et la casse de l’université. Après près de 4 mois de grèves, d’assemblée générales, de manifestations et l’installation de deux occupations, la fac du Mirail reste une des plus mobilisées de France et montre sa détermination face aux réformes du gouvernement Macron.

Cependant, Macron entend bien faire passer l’ensemble de ses réformes, attaquant aussi bien les universités que le rail où les hôpitaux, pour cela il n’hésite pas à faire usage de la force pour réprimer les étudiantes et étudiants en lutte. La présence de la police sur nos facs est maintenant régulière (comme à Grenoble, Lille 2 ou Tolbiac) et s’accompagne toujours de violence. Cette nuit, l’évacuation musclée du Mirail, qui a fait plusieurs blessé·es et un interpellé, en est encore la preuve.

Cette intervention est une décision politique visant à détruire le mouvement de contestation des étudiant·es. Elle intervient dans un contexte de mouvement social, alors même que nos luttes se rencontrent et se rejoignent. Enfin, rappelons que plusieurs dizaines de demandeurs d’asiles sans logement résidaient au sein de l’université, ils sont désormais renvoyé à la rue par els forces de l’ordre alors même que le logement des personnes en demande d’asile relève des prérogatives de la préfecture.

Ainsi, nous appelons les étudiant·es et personnels mobilisé·es à nous rejoindre Place du Capitole à 12h30 pour notre Assemblée Générale, puis nous appelons l’ensemble des secteurs en grèves, des associations, syndicats, organisations politiques, à nous rejoindre à 18h devant la préfecture aujourd’hui en rassemblement contre l’évacuation du Mirail.

Les étudiant·es mobilisé·es du Mirail »

Communiqué des personnels de la fac syndiqué-es à SUD Education 31

« Suite à l’intervention policière qui a eu lieu cette nuit dans notre Université, l’Assemblée Générale est déplacée à la gare Matabiau à partir de 12H. Nous condamnons toute action policière dans les enceintes universitaires et regrettons vivement que les questions de fonds posées par la loi ORE ne soient toujours pas abordées. L’intervention des forces de l’ordre n’est que le reflet de la position inique du gouvernement qui entend bien sélectionner notre jeunesse, quand dans le même temps, des moyens très importants – nous parlons là de milliards – sont offerts sans conditions aux entreprises. Oppression, compétition et précarité sont bien les noirs desseins du gouvernement. C’est dans ces politiques que naissent les véritables violences, et non dans la résistance morale et éthique. SUD-Education UT2J »

Un communiqué de SUD Rail midi-pyrénées : 

« Ce matin à 3h30 la police sur injonction de l’état et de la justice ont évacué la FAC du Mirail. Une fois de plus c’est par la violence et la répression que le gouvernement entend régler les problèmes issus de ses réformes. Plusieurs centaines de CRS accompagnés de la BAC ont délogé violemment les étudiant.e.s et leurs soutiens notamment cheminots. Plusieurs blessures sont à déplorer chez les étudiant.e.s.

Sud rail Midi-Pyrénées s’insurge contre ces méthodes et leurs recours systématique, contre toutes formes de violences envers les contestations. Les cheminot.e.s réaffirment leur soutien aux étudiant.e.s du Mirail, appellent  toutes et tous à répondre à l’appel du rassemblement devant la gare à 12h30 pour la tenue de leur Assemblée Générale, ainsi qu’au rassemblement de soutien à 18h devant la préfecture.

Les cheminot.e.s rappellent une fois de plus que les gares leurs seront ouvertes.

SUD-Rail Midi Pyrénées »

Communiqué de soutien contre l’expulsion au Mirail

Le tribunal administratif répond favorablement à la demande du syndicat de droite étudiant.

L‘UNI, syndicat lié à la droite et à l’extrême droite, a déposé un référé au tribunal administratif de Toulouse, lundi 23 avril 2018 dans l’intention de faire débloquer par la force l’université du Mirail.

La justice administrative y a répondu favorablement, ce qui ne peut être qu’inquiétant.

Si les allégations étaient d’une part délirantes, comme celle de prétendre que l’accès à l’université n’était plus permise aux non grévistes, elles viennent d’autre part justifier la répression policière pour faire taire les contestations partout en France.

Les manifestant-e-s et grévistes, notamment les plus jeunes, savent que le déploiement policier pour faire taire les mouvements est effarant et violent. Rappelons qualors que près d’une cinquantaine de sites étaient en opposition à la loi ORE, le gouvernement a choisi immédiatement de les stopper en faisant intervenir les forces de l’ordre à Tolbiac, Censier, Nanterre, Grenoble, Strasbourg, etc.


Le mouvement d’opposition à la loi ORE est bien là et le blocage est du fait du gouvernement qui passe en force en utilisant une police surarmée, comme le montre l’encadrement dans les villes de France ce 1er mai.

La grève est légitime et les moyens d’actions décidés en Assemblée Générale dans les facs le sont également ! Les travailleurs et travailleuses n’ont pas à être renvoyés au travail par la force.

SUD éducation 31 condamne le recours aux forces de l’ordre pour faire évacuer les universités en lutte

SUD éducation 31 soutient inconditionnellement les étudiant-e-s et personnels du mirail dans leur combat pour une université accessible à toutes et tous.

 

Sud éducation 31-65 dénonce la sur-présence quotidienne des forces de l’ordre et les violences policières sur le quartier du Mirail.

Sud éducation 31-65 dénonce la présence quotidienne des force de l’ordre

et la violence policière sur le quartier du Mirail.

Sur les 25 arrestations qui ont eu lieu, on compterait plus d’une dizaine de mineurs. La première violence est celle des institutions au service du capitalisme qui génèrent, entre autres, une absence de perspectives scolaires et économiques dans les quartiers populaires. La défiance et la violence qui en résultent parfois sont une conséquence du tri social, du mépris vis à vis des habitant-es, d’un encadrement policier qui vise à la mise au pas d’une population stigmatisée sommée de « s’assimiler » ou de disparaître.

Au Mirail il existe une tension palpable, depuis plusieurs semaines, du fait d’une importante présence policière devenue quotidienne. Les interventions des forces de l’ordre sont toujours disproportionnées dans les faits et les dires. On assiste à une totale désinhibition et ces dernières se permettent des violences physiques et verbales parce qu’on est au Mirail. La révolte du quartier de la Reynerie à laquelle on assiste ces derniers jours résulte en partie de cette mise en tension.

A l’heure où tout le monde y va de son titre à sensation, du genre « Le Mirail, territoire perdu de la République », aux approximations et aux rapprochements hasardeux, nous ne pouvons que nous renforcer dans l’idée que fermer le collège de la Reynerie, fermer un lieu de lien social et d’ouverture, fermer un lieu d’apprentissage, fermer un des derniers services publics du quartier va dans le sens de l’abandon.

Nous dénonçons la répression et la stigmatisation systémiques des quartiers populaires.

Nous dénonçons également les menaces d’intervention policières qui continuent de peser sur l’université du Mirail. Sud éducation 31 se tient prêt aux côtés des étudiant-es et des personnels en lutte !

Toulouse le 22 avril 2018

PDF communique-quartier-du-mirail

communiqué : Des enseignant-e-s chercheur-ses souhaitent un retour à la normale à l’université du Mirail par une grande intervention policière !

Des enseignant-e-s chercheur-ses souhaitent un retour à la normale à l’université du Mirail par une grande intervention policière !

Depuis maintenant 4 mois, le personnel et les étudiant·e·s de l’Université Toulouse – Jean Jaurès sont en grève contre la fusion des établissements toulousains de l’enseignement supérieur et l’application de la loi Orientation et Réussite des étudiant·e·s (ORE).

Le blocage de l’Université, voté en Assemblée générale commune, est effectif depuis plus d’un mois. Le personnel administratif vote majoritairement cette modalité d’action pour la simple et bonne raison qu’elle leur permet d’exercer pleinement leur droit de grève, alors que les pressions exercées par la hiérarchie s’accentuaient. Le blocage est du fait du gouvernement qui invisibilise cette grève et qui est porté aujourd’hui par plusieurs universités !

La Ministre de l’Enseignement supérieur, au lieu de tenir compte des revendications des grévistes, a décidé le 22 mars de dissoudre l’ensemble des conseils centraux et de nommer un Administrateur provisoire pour gérer les affaires courantes de l’établissement. Cet acte autoritaire est une première dans l’histoire récente des Universités ; jamais l’article L. 719-8 du Code de l’éducation n’avait été utilisé pour casser un mouvement de grève.

Fort.e.s de ce signal inacceptable envoyé par le gouvernement, une pétition mise en ligne par des enseignant·e·s chercheur·seuse·s le 11 avril appelle la Ministre à agir « avec l’autorité et le pouvoir qui sont les siens » pour assurer la tenue des examens, demandant clairement l’intervention de la police sur le campus pour y déloger leurs propres collègues et étudiant·e·s.

Sud Education 31 dénonce tout appel à l’intervention des forces de l’ordre au sein des universités, où les personnels et étudiant·e·s grévistes se mobilisent légitimement pour défendre des conditions d’études et de travail dégradées depuis au moins la mise en place de la loi LRU en 2007 et affirmer leur refus de la sélection à l’entrée des universités.

SUD éducation 31 ne peut que dénoncer la manière dont la période des examens est utilisée pour tenter de mettre fin à la grève. Qui peut, d’une part, décemment accepter que les étudiant-e-s et les personnel-le-s passent ou organisent des examens après une intervention policière ? Qui peut, d’autre part, accepter l’incohérence qui règne sur la notion même d’examens universitaires : censés valider des contenus d’enseignements décidés par les UFR, et non par des programmes ministériels comme dans le secondaire. Ces contenus ne sont pas appropriables de la même manière par tou-te-s et ne font pas l’objet d’annales de révision ! Sans cours, toute organisation d’examen revient à une sélection forte en commençant par celle des grévistes, qui – faut-il le rappeler ? – ne se battent pas pour eux.elles-mêmes ou pour ne pas avoir à passer des examens à la fin de l’année mais pour l’avenir de l’université.

Sud éducation 31 soutient les étudiant·e·s et les lycéen.ne.s qui sont les premier·e·s impacté·e·s par cette loi de sélection sociale, ainsi que le personnel administratif qui ne serait pas en reste des conséquences néfastes de l’application de la loi ORE : réception, traitement, tri et sélection des dossiers pour l’ensemble des étudiant·e·s, information auprès des familles pour justifier des refus, etc. Les grévistes doivent rester unis dans la poursuite de leur grève : le mouvement a été unitaire pendant 4 mois, il doit l’être aussi sur la question de la poursuite de la grève et sur l’organisation de validations appropriées aux circonstances et dont les modalités doivent être décidées en Assemblée générale.

Nous appelons donc l’ensemble des personnels à signer la contre-pétition (https://chn.ge/2IPQvy9) initiée par les grévistes de l’université du Mirail en réponse à l’ignoble demande de certain-es enseignant-es chercheur-ses sous des prétextes fallacieux et allant à l’encontre du bien collectif qu’est l’éducation pour toutes et tous sans conditions.

Le PDF Communique.SUDeduc31