Retour sur la journée du 5 avril – GREVE DES PRECAIRES

A l’occasion de la journée nationale de grève des précaires, qui a eu lieu le jeudi 5 avril, se sont retrouvés à l’université du Mirail des vacataires de la fac, des AED, des prof contractuelles, une mère isolée, des prof titulaires…

10h : Cette journée a débuté avec deux heures de discussion où ont émergé différents thèmes :

La politique (publique ?) de la précarité : 
–        Quelles formes d’emplois ? quels contrats ?
–        Dégradation générale des conditions de travail
–        Manque de moyens (désinvestissement et réformes de l’Etat)
–        Flexibilisation (ajustement de la main d’œuvre grâce aux contrats courts)
–        Influence sur la structure d’opportunités (postes gelés, impossibilité d’évoluer, précarité pérenne)
–        Qu’est-ce que la normalisation de la précarité veut dire ?
La précarité dans l’organisation du travail : 
–        Dans quelle division du travail ? hiérarchie ? Quels rapports de domination ?
–        Problème de reconnaissance en tant que travailleur et de légitimité
–        Considération du travail précaire réalisé : taches les moins valorisées au sein de la division du travail, associées à des étapes de formation ou des étapes passagères qui sont pourtant durable dans le temps, idée que le travail réalisé ne conrrespond pas à un « vrai métier »

Lire la suite Retour sur la journée du 5 avril – GREVE DES PRECAIRES

Motion d’actualité du 8e congrès de la fédération des syndicats SUD éducation

Communiqué sur la lettre du Ministre aux personnels de l’Éducation Nationale

La Fédération SUD Éducation, réunie ce mardi 27 mars 2018 en congrès à Boulogne-sur-mer, dénonce les actes criminels du vendredi 23 mars dernier, partage l’émotion et le deuil de toutes les familles et déplore l’instrumentalisation qui en est faite.

Lire la suite Motion d’actualité du 8e congrès de la fédération des syndicats SUD éducation

Motion d’actualité du 8e congrès de la fédération des syndicats SUD éducation

Universités : SUD éducation condamne la répression, les agressions et les mises sous tutelles

La fédération des syndicats SUD éducation réunie en congrès à Boulogne-sur-Mer dénonce :

  • la mise sous tutelle de l’État de l’université Toulouse le Mirail (Jean Jaurès ) et la menace faite d’intervention des forces de l’ordre.
  • l’intervention organisée de nuit, avec l’accord du doyen, d’un groupe fasciste composé d’enseignant-es et d’étudiant-es, à la fac de droit de Montpellier contre d’autres étudiant-es qui occupaient un amphithéâtre.
  • La répression de toutes les universités
    • la fusion forcée de toutes les universités

Lire la suite Motion d’actualité du 8e congrès de la fédération des syndicats SUD éducation

Tous ensemble !!!!

Sud éducation 31-65 tend à la convergence des luttes et sera attentive à la reconduction du mouvement des cheminot-es dans les AG du 03 avril au soir.

Mais pas seulement, dans la santé ou dans certaines universités, des mouvements sont en cours où les luttes s’appuient sur les AG.

Il y a des attaques réelles dans l’éducation nationale, à nous d’appuyer et de construire nos luttes locales sur nos lieux de travail. L’état actuel n’est pas à la reconduction dans l’éducation mais nous devons :

– être concret dans nos pratiques syndicales : organiser des nuits des écoles, des collèges… et rencontrer les parents qui sont des travailleur-ses, des chômeur-ses, des précaires, des usager-ères pour discuter des réformes en cours.

– participer à la grève nationale des précaires dans l’éducation du 05 avril : AG à la fac du Mirail (sauf si débloquage).

– mettre en place des caisses de grève dans nos établissements.

Soyons prêt-es !!!!

Grève des précaires de l’EN le 5 avril 2018

Grève nationale des Précaires le 5 Avril

Sud éducation appelle à rejoindre l’initiative lancée par des précaires de l’éducation nationale pour faire du 5 avril un jour de grève nationale. Notre syndicat – qui syndique précaires et titulaires – dénonce depuis des années la précarité qui sévit dans la fonction publique, et qui maintient au côté des titulaires des milliers de personnes dans des conditions d’embauche et de travail inacceptables. Or la réalité est que la plupart des établissements ne fonctionnent pas sans les précaires !

Au travail ?!

« Passe le concours », « Je vais pas faire ça longtemps », « de toute façon surveillant-e, ce n’est pas un vrai métier », « Je vous annonce que vous ne serez pas renouvelé-e car vous avez trop d’absences », « Le rectorat vous informe que vous ne toucherez pas l’entièreté de votre paye », « votre contrat s’arrête au mois de mars », « En conséquence, je vous informe que votre contrat de recrutement ne sera pas prolongé au-delà du 07/07/2018 ».

Ne pas se faire payer les vacances, subir une pression au renouvellement, recevoir une charge de travail incongrue, se faire imposer des politiques d’établissements, être sur plusieurs lieux de travail écoles, toutes ces situations sont vécues quotidiennement par les précaires dans l’éducation nationale. Il s’agit bien d’une politique publique d’embauche en contrats précaires. Il faut rappeler que « les précaires » ne sont pas responsables de leur situation. Trois exemples :

– Aujourd’hui presque plus aucune académie n’établit de contrats de 3 ans pour les surveillants-AED alors que la loi l’autorise. Les académies préfèrent établir des contrats d’un an. Le renouvellement sonne comme une sanction possible. La continuité du travail en vie scolaire est donc difficile à maintenir.

– Les AVS sont maintenues dans la plus grande précarité avec des salaires extrêmement bas ( 590 euros pour un contrat de droit public et 690 euros en CUI-CAE contrat de droit privé pour 20-22h par semaine) alors que leur rôle est grandissant. Elles n’ont aucune reconnaissance dans l’éducation nationale, leurs contrats évoluent au cas par cas, et pourtant leurs prérogatives augmentent.

– Le remplacement est assuré dans le secondaire pour une très grande partie par des contractuel-le-s qui ne bénéficient d’aucune transparence sur le paiement, leur reconduction, leur affectation et connaissent des conditions de protection sociale inégalitaires.

– Les contractuels du 1er degré, qui jusqu’à la rentrée 20016 n’existaient pas, ont été au nombre d’une trentaine la première année et encore davantage cette année. Ces personnes ont été affectées à un poste sans formation.

 La précarité en quelques chiffres :

L’éducation nationale se gave de précaires !!!!!!!

– 232 000 personnels non titulaires

– 22% des personnels, soit 1/5e

– 90 000 AED, 69 000 contrats aidés, 40 000 profs

– Des salaires inacceptables : 833 euros par mois pour un-e AESH à 27 heures par semaine !

– Tous secteurs confondus, au niveau national, 70 % des contrats précaires concernent les femmes et beaucoup sont à temps partiels imposés (comme pour les aides à domicile).

– En Haute-Garonne, sur les 1100 AVS-AESH, 90 % sont des femmes.

La grève est à construire :

Ca suffit !!! Titulaires, précaires, toutes et tous concerné-es, montons des caisses de grèves sur les établissements, construisons le rapport de force  dans la rue le 5 avril. La grève est possible et les précaires en ont bien sûr autant le droit que les titulaires. Il ne peut y avoir de pressions envers les grévistes qu’ils soient contractuel-les ou titulaires, Sud éducation soutiendra tous les personnels qui en subiront.

Rassemblons-nous en assemblée générale afin de lister nos revendications et tenter de construire un mouvement collectif gagnant !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Manifestation et AG (lieux à confirmer)

 

 

 

 » Nous, précaires de l’Éducation nationale, nous réunissons régulièrement à la Bourse du travail de République, en assemblée ouverte, afin de nous organiser, recenser nos revendications et agir pour la reconnaissance de notre travail. Puisque c’est par la grève que nous obtiendrons la satisfaction de nos revendications et puisque c’est […]  » Lire la suite

 » Professeur.es contractuel.les, AVS/AESH, CUI, AED, AP, personnel d’entretien et de cantine, mais aussi élèves, enseignant.es titulaires et parents d’élèves, nous sommes tou.te.s concerné.e.s par la montée de la précarité dans la fonction publique : classes sur-chargées, sous-effectifs, salaires minuscules, renouvellements incertains, missions aléatoires et informelles, etc. Considéré.e.s comme des variables d’ajustement, alors même que nous sommes nécessaires […]  » Lire la suite

 

Direct lutte ! Grève des précaires le 05 avril : rdv 9h30 à la maison de la précarité sur la fac occupée du Mirail (voir affichette dans l’article)

 

Le contexte toulousain estudiantin, la grève annoncée des cheminot-es, le succès de la journée du 22 mars, les appels dans plusieurs secteurs à des états généraux (éducation, eau, jeunesse…), la volonté de faire converger les luttes font que les dates  s’additionnent et ne s’opposent pas. S’ajoute donc une journée de grève nationale des précaires de l’éducation le 05 avril, à l’appel, initialement, de personnels d’ile de France et relayée par la fédération des syndicats sud éducation.

Vous trouverez l’appel de Sud éducation 31 dans le journal

« Direct Lutte » du 22 mars.

Direct Lutte 22 mars

Lire aussi l’article « grève nationale des précaires de l’EN du 05 avril« 

affichette journee-5avril

Communiqué de Solidaires 31 suite à la mise sous tutelle de l’université du Mirail (Jean Jaures) et à la menace d’intervention des forces de l’ordre .

Communiqué de Solidaires  31 suite à la mise sous  tutelle de l’université du Mirail (Jean Jaures) et à la menace d’intervention des forces de l’ordre

Solidaires 31 condamne la mise sous tutelle de l’État, la menace d’intervention policière et la répression du mouvement social sur la fac du Mirail.

En grève depuis plus de 3 mois contre la fusion des universités toulousaines et contre la sélection à l’Université, personnels et étudiant-es font face aujourd’hui à une manœuvre politique autoritaire qui a pour but de museler la contestation sociale et d’en empêcher son extension.

La ministre de l’Enseignement Supérieur Frédérique Vidal a déclaré l’université « ingouvernable », alors qu’il s’agit d’ une lutte sociale. L’ensemble des conseils centraux de la fac, dont le conseil d’Administration, a été dissous.

Solidaires 31 s’oppose

– à cette mise sous tutelle de l’Etat

– à une intervention policière sur l’université.

– à la mise en place de la sélection à l’université (parcours sup, plan étudiant)

– à la fusion des universités toulousaines

Cheminot.e.s, travailleur.euse.s de la santé, fonctionnaires, travailleur.euse.s du privé, retraités, chômeur.euse.s , immigré-es et jeunes, toutes et tous sommes attaqué-es dans nos conditions de travail et de vie. La lutte actuelle du Mirail s’inscrit dans un mouvement social plus large contre la politique autoritaire et ultra libérale du gouvernement Macron. Nous la soutenons et appelons à y prendre part.

Stage SUD/CNT : Élèves et personnels : fichés, triés, sélectionnés, exploités, précarisés…

Cette année le fameux stage anti-hiérarchie SUD/CNT a lieu les 3 et 4 mai 2018 à Toulouse !

Contre leur projet de société, construisons des luttes collectives

pour une école démocratique et émancipatrice !!!!

 

Ces deux journées de débat et de formation sont ouvertes à tous les personnels de l’Éducation Nationale.

Ces 2 journées de formation syndicale sont de droit sur votre temps de travail. Demande à faire avant le 3 avril 2018. Nous avons droit à 12 journée de formation par an, usons nos droit!!!!

AUBERGE ESPAGNOLE POUR LE MIDI : PARTAGE TA SPÉCIALITÉ CULINAIRE SUR PLACE

Lieu du stage : 52 rue Babinet, 31100 Toulouse, métro Mirail

Horaires : 9h-16h30

 

Vous trouverez ici le Programe des 2 journées

CP et CE1 à 12 à moyens constants, cartes scolaires

La mise en œuvre des CP et CE1 à 12 en REP+ et des CP à 12 en REP à la prochaine rentrée sans créer les postes correspondants risque de perturber grandement la rentrée des classes dans le premier degré en septembre 2018.

PDMQC supprimé-e-s

En effet, pour fournir les enseignant-e-ss nécessaires dans ces classes, dans de nombreux départements, ce sont des titulaires brigades (remplaçant-e-s dans le premier degré qui sont pourtant déjà en nombre notoirement insuffisant) et des PDMQDC (plus de maîtres que de classes) qui seront déplacé-e-s. Leurs postes seront supprimés pour la plupart.

 

Pas d’ouverture de postes aux concours

Par ailleurs, le nombre de poste au concours apparaît insuffisant, car l’augmentation est bien trop faible pour couvrir les besoins d’ouvertures de ces postes. Comme nous l’avions déjà annoncé dans nos précédents communiqués, le ministère ne se donne pas les moyens de sa politique.

Conséquence : fermetures de classes

La conséquence directe est visible dans les publications des cartes scolaires dans les départements : de nombreuses fermetures de classe sont annoncées. C’est même pire : certains départements manqueront de postes de titulaires à la rentrée.

Recours accru aux personnels précaires

Il est évident que les rectorats devront avoir recours à des personnels précaires et peu voire pas formé-e-s pour assurer la présence d’un-e enseignant-e devant chaque classe et des remplaçant-e-s nécessaire tout au long de l’année.
Nous appelons les personnels à se réunir et à se mobiliser contre les dégradations des conditions de travail que ces mesures provoquent.

Nous appelons les personnels à se mobiliser dès la reprise et à se mettre en grève, à manifester et à se réunir en assemblées générales le 22 mars, jour de grève dans toute la fonction publique contre la casse du service public.

Tract fédéral : cp_et_ce1_moyens_constants

Lire la suite CP et CE1 à 12 à moyens constants, cartes scolaires