Nouvelles du jeudi 11 juin 2020

1) C’est nous qui travaillons (malgré ce que peut en dire Jean-Mi), c’est nous qui décidons (qu’il faut plus de moyens pour l’Ecole publique)…

 

Un rassemblement était appelé par l’intersyndicale éduc hier, mercredi 10 juin, devant le rectorat: pour une autre politique dans l’Education, pour l’arrêt des attaques contre l’école publique et pour des moyens pour une rentrée à la hauteur de la gravité de la situation.

Compte rendu de l’audience avec le nouveau DASEN ici

& pendant ce temps, le capitaine dérape (encore)…

Mercredi 10 juin, Jean Michel Crochet a livré les personnels à la vindicte populaire. Le ministre a en effet déclaré qu’une partie des personnels “n’a pas été à la hauteur”, et que leurs manquements sont “sanctionnables”.

Comme à son habitude, Capitaine Blanquer use de trois registres: paternalisme, infantilisation et autoritarisme.

Les enseignant-e-s se sont massivement porté-e-s volontaires pour accueillir les enfants de personnels soignants et des services publics vitaux. Ils et elles ont, avec leur propre équipement, continué massivement également à maintenir le lien avec les élèves malgré l’absence d’outils, de formation, et d’organisation de la part de l’administration.

Depuis la réouverture des écoles et des établissements, les organisations syndicales dont SUD éducation ont obtenu qu’un protocole sanitaire permettant de limiter les risques de contamination soit mis en œuvre. Dans ces conditions, de nombreux personnels sont invité.e.s à maintenir l’activité à distance. Le ministre fait semblant de l’ignorer. Et si des enseignant-e-s n’ont pas pu retourner dans leurs établissements scolaires ce n’est pas par “fainéantisme”mais parce que certain-e-s d’entre elles et eux sont des personnels à risque.

Le ministre persiste dans l’irresponsabilité en menaçant de sanction les personnels.

Pour SUD éducation, les propos du ministre de l’Éducation sont indignes. Il doit les retirer.

Une députée LREM remet la fonction de directeur/directrice sur le tapis à l’Assemblée nationale. Ce n’est pas un sujet qui devrait être prioritaire dans les débats actuels, mais soyons tout de même vigilant.e.s. En effet, en feuilletant un peu les différents articles du projet, on constate des propositions dangereuses qui mettront forcément à mal les personnels. Le fonctionnement en collégial doit être défendu autant que possible, nous ne voulons de chef.fe.s! Parait que la hiérarchie c’est comme les étagères, plus c’est haut…moins ça sert !

D’autant plus que si on s’y penche vraiment et qu’on imagine que ça pourrait arriver, cette fonction est une vraie arnaque et va à l’encontre de tout ce que les directions demandent, si si ! Quasiment pas de valorisation salariale mais une avancée plus rapide d’échelon (la carotte donc). Une charge de travail bien plus grande et des pressions constantes à prévoir puisque le lien sera directe entre les DASENS et recteurs/trices et les directions. A ce sujet, la disparition des IENs est probable au vu de l’organisation en prévision. Bref, que du bonheur !

Vous l’aurez compris, pour SUD Education, c’est NON !

 

2) Tous et toutes en GREVE mardi 16 juin !

L’intersyndicale de l’éducation du 31 appelle à rejoindre les mardis de la colère, et notamment la mobilisation du 16 juin, en soutien aux personnels de santé et pour défendre nos services publics et nos droits!

La gestion de la crise du Covid-19 a montré quelles étaient les priorités du gouvernement : et sans surprise, ce n’est pas de garantir la santé de la population, mais bien de rétablir au plus vite les profits des entreprises. Pour que le monde d’après ne soit pas comme le jour d’avant : le 16 juin, faisons exploser notre colère !

Soutien à la santé, défense des services publics

Le 16 juin, c’est avant tout une date de mobilisation du secteur de la santé. Les professionnels du secteur ne s’y trompent pas : les promesses de Macron pendant la crise sanitaire resteront du vent s’il n’y a pas une mobilisation d’ampleur de la part des travailleurs et travailleuses, mais aussi des usager-e-s et donc de l’ensemble de la population. Leurs revendications sont légitimes : participons massivement aux cortèges pour les aider dans la construction du rapport de force !

Au-delà de la santé, ce sont tous les services publics qui ont subi depuis plusieurs décennies les attaques incessantes de la part des capitalistes : coupes budgétaires, précarisation, nouvelles pratiques managériales et souffrance au travail en sont le lot commun. Le 16 juin, défendons nos services publics, pour une société solidaire et de justice sociale !

Dans l’éducation aussi, combattons la régression orchestrée par le ministre et opposons-nous à l’instrumentalisation de la crise sanitaire

La crise sanitaire pourrait être, si les travailleurs et les travailleuses ne se mobilisent pas, une opportunité majeure pour les capitalistes pour poursuivre leur démantèlement des droits (temps de travail, congés, salaires…) au motif que la crise sanitaire a un coût qu’il faudra bien assumer. Dans l’éducation, le ministre a pris les devants en reprenant la logique précédente : directions d’école, territorialisation, resserrement des apprentissages sur les fondamentaux… le ministre avance sur ses chantiers à la faveur de la crise. Le resserrement du calendrier des réformes ministérielles montre bien la stratégie du choc voulue par Blanquer, avec sa majorité, pour mieux imposer ses lubies. Malgré la crise sanitaire, il recourt à la répression des personnels mobilisés contre ses réformes autoritaires, libérales et réactionnaires.

Avec la mise en œuvre des 2S2C, le ministre fait d’une pierre plusieurs coups : en organisant le transfert des activités sportives et artistiques, il recentre les apprentissages scolaires sur les fondamentaux supposés (lire-écrire-compter) ; en transférant une partie du temps scolaire aux collectivités, il accélère la territorialisation, et donc les inégalités face à l’éducation. SUD éducation s’oppose fermement aux mesures de démantèlement du service public d’éducation !

Pour que le monde d’après ne soit pas comme le jour d’avant : le 16 juin, faisons exploser notre colère !

Communications:
de la fédération SUD Education
-de Solidaires ici et ici

 

3) AED & AESH: le droit du travail doit s’appliquer à tous et toutes!

Durant la période de déconfinement, de nombreuses et nombreux AESH et AED ont fait les frais du manque de considération de l’institution à leur égard. L’administration a souvent assumé, y compris dans les instances, mettre le droit du travail entre parenthèses. Pourtant l’état d’urgence sanitaire n’autorise pas les employeurs à le remettre en question.

Manque de communication

L’un des premiers manquements a concerné la communication. Les administrations ont souvent négligé d’envoyer les informations aux AESH et AED sur leurs boîtes professionnelles concernant les protocoles de sécurité ou les modalités de reprise. Ne parlons pas de concertation. Certain-es ont reçu la veille pour le lendemain des emplois du temps sans autre forme d’avis ni respect du délai de prévenance.
Pour rappel, le délai de prévenance de modification d’un emploi du temps est de 7 jours (Code du travail L 3121-47).

Non-respect du contrat de travail

Des éléments substantiels du contrat de travail ont pu être modifiés sans avenant. On a demandé à des AESH par exemple de faire de l’administratif ou de la surveillance, quitte à délaisser les élèves qu’ils et elles accompagnaient en télétravail. On a voulu imposer à des AED recruté-e-s sur l’internat de travailler de jour, même si toute leur vie familiale ou étudiante n’était plus gérable.
Le décret 86-83 du 17 janvier 1986, article 45-4 pose que la modification de la quotité horaire, le changement de lieu ou la modification des fonctions doit faire l’objet d’un avenant. L’agent a un mois pour l’accepter ou le refuser. A tout le moins l’administration avait à interroger les personnels sur leur acceptation à remplir des missions qui n’étaient pas les leurs, sans aucune pression hiérarchique.

Inégalité de traitement des agents

Certain-es chef-fes d’établissement ont exigé que tou-te-s les AESH d’un établissement soient présent-es sur leur quotité horaire, alors même que les élèves en situation de handicap étaient absents et qu’un roulement du personnel enseignant était organisé.
La précarité des AESH et des AED ne peut autoriser le manque d’égalité de traitement entre les agents de la fonction publique. Les circonstances impliquent un roulement des personnels quel que soit leur statut.

Remise en cause du temps de travail

Des collèges ou lycées ont pu demander sous prétexte d’annualisation du temps de travail à des AED de rattraper les heures qu’ils considéraient comme non effectuées pendant le confinement.
Ils et elles n’ont évidemment pas à rattraper leurs heures : leurs horaires de service n’ont pas été modifiés pendant le confinement et d’ailleurs les personnels ont été en télétravail quand c’était possible. Sinon une partie d’entre elles et eux ont pu obtenir une autorisation spéciale d’absence (ASA). Ce qui a été le cas ;
– de fait et de droit pendant toute la période de confinement ;
– de droit à partir du 11 mai pour garde d’enfant jusqu’au 2 juin et possiblement au-delà si les enfants ne peuvent être accueillis dans leurs écoles ou établissements ;
– de droit pour les personnes vulnérables ou vivant avec une personne vulnérable jusqu’à fin.

En effet cette ASA par nature autorise les agents à ne pas occuper temporairement leur poste, tout en étant considérés en activité. Ils conservent ainsi donc tous leurs droits, y compris sur le décompte du temps annualisé.

La crise que nous traversons met l’accent sur l’injustice à faire coexister des statuts différents à l’Éducation nationale, entre titulaire et non-titulaires. Plus que jamais la titularisation des AESH et des AED est à l’ordre du jour, à travers la création d’emplois statutaires pour les AESH et les AED.

-> Communication de la fédé sur les renouvellements de contrats

 

4) 2S2C: SUD éducation dénonce une attaque d’ampleur contre le service public d’éducation

Le 21 avril, dans le cadre des annonces concernant la réouverture des écoles et établissements, le ministre Blanquer annonçait la mise en place des dispositifs 2S2C, pour “Santé, sport, citoyenneté, culture”. Ce dispositif est mis en place dans le cadre de conventions entre l’Éducation nationale et les collectivités territoriales. Le but affiché est de favoriser la prise en charge des enfants en-dehors des écoles et établissements, pour permettre à ceux-ci et celles-ci de respecter l’application du protocole sanitaire.

Au vu des annonces, il apparaît maintenant clairement qu’il s’agit d’un nouveau cheval de Troie de la casse des statuts et une étape d’ampleur de la territorialisation de l’école. Le résultat en sera un transfert de compétences de l’Éducation nationale vers les collectivités, et de ce fait un accroissement des inégalités entre les territoires en matière d’offre de formation. Blanquer utilise ainsi cyniquement la crise sanitaire pour faire avancer son projet d’école libéral et réactionnaire.

Le projet consiste en effet à externaliser ce qui concerne le sport et les activités artistiques vers les collectivités. Que ce soit dans le premier ou le second degré, ces enseignements font intégralement partie des missions des personnels enseignants. Pour Blanquer, il s’agit là d’une nouvelle opportunité de recentrer les apprentissages scolaires sur le “lire-écrire-compter”, et d’éloigner l’école de la société. Pour SUD éducation, les activités physiques et artistiques font partie intégrante d’un enseignement émancipateur, contre une vision utilitariste de l’école qui se limite à l’enseignement des supposés fondamentaux. Elles nécessitent une formation initiale et continue importante et la professionnalité des enseignant-e-s qui les dispensent ne peut être foulée aux pieds de cette manière.

Ce transfert de compétences est de plus une menace contre les garanties statutaires. L’avenir du corps des professeur-e-s d’EPS est particulièrement concerné, dans le cadre qui se dessine d’un remplacement l’EPS par les clubs de sports. Celui des enseignant-e-s artistiques l’est aussi. Au-delà, avec la perspective d’une articulation du temps éducatif entre enseignements scolaire le matin et activités prises en charge par les collectivités l’après-midi, c’est bien une attaque d’ampleur contre les obligations de service qui s’annonce.

Enfin, il s’agit d’une nouvelle étape dans la territorialisation de l’école, qui va aggraver les inégalités scolaires. En effet, le transfert de compétences annoncé va creuser l’écart entre les collectivités en terme d’offre de formation. Si les enseignements sportifs et artistiques sont pris en charge par les collectivités, il est certain qu’ils ne seront pas de même qualité entre une collectivité riche et une collectivité pauvre : il est d’ores et déjà certain que la compensation envisagée par le ministère ne couvrira pas la dépense des collectivités. Encore une fois, ce seront les enfants des milieux populaires et des espaces ruraux qui en feront les frais.

Pour SUD éducation, le dispositif 2S2C, c’est donc :

  • un projet réactionnaire de réduction de l’école aux savoirs supposés fondamentaux
  • une attaque contre les statuts des personnels
  • une nouvelle étape dans la territorialisation de l’école, qui va aggraver les inégalités scolaires

Pour toutes ces raisons, SUD éducation refuse catégoriquement ce projet et appelle les personnels à se positionner et à engager une mobilisation contre ce nouveau projet de réforme libéral et réactionnaire.

 

5) Concours internes

Le ministre de l’Éducation nationale a annoncé l’annulation des épreuves orales des concours internes. Les candidat-e-s admissibles seront déclaré-e-s admis-e-s dans la limite des places d’admission disponibles. Ce sont ainsi 4000 admissibles qui se voient recaler du concours sans avoir pu passer l’épreuve orale qu’ils et elles préparaient, et perdent ainsi la possibilité d’être admis-es.

Pourtant ces candidat-e-s sont des personnels qui exercent dans les écoles et établissements scolaires. Pour eux et elles, ce concours représente une voie pour sortir de la précarité induite par leurs contrats. Ils et elles sont enseignant-e-s, PSY-En, AED, AESH, CPE, et depuis les résultats de l’admissibilité, ils et elles préparent les épreuves orales qui devaient selon les annonces du Ministre début mai avoir lieu en septembre. En parallèle de cette préparation des oraux, ils et elles ont assumé leurs missions d’enseignement, d’accompagnement ou d’encadrement à distance dans le contexte de la crise sanitaire. Par cette décision, Blanquer condamne des milliers de personnels travaillant au sein de l’Éducation nationale à subir cette année encore la précarité.

Aujourd’hui, 1 enseignant-e-s sur 10 est non-titulaire. Parmi les personnels de l’Éducation nationale, c’est 1 personnel sur 4 qui n’est pas titulaire de son poste, c’est-à-dire 300 000 personnels. Certain-e-s exercent des missions qui relèvent des missions d’un corps de fonctionnaire (les enseignant-e-s, CPE, administratifs-ves par exemple) et subissent une inégalité de droits insupportables avec leurs collègues fonctionnaires qui accomplissent pourtant les mêmes missions, d’autres exercent des missions de surveillance et d’accompagnement des élèves en situation de handicap (AED, AP ou AESH par exemple) et sont condamnés à enchaîner les contrats précaires, mal-payés, avec des temps incomplets dans l’espoir pour les AESH (Accompagnant-e-s des Élèves en Situation de Handicap) d’être employé-e-s en CDI au bout de 6 ans de service. Malheureusement le CDI ne signifie pas la sortie de la précarité puisque ceux-ci sont quasi systématiquement conclus sur des quotités de travail incomplètes.

Qui plus est, il est plus nécessaire que jamais, alors que la crise sanitaire et le confinement ont encore accru les inégalités entre élèves et le décrochage scolaire, d’opérer un recrutement massif de personnels dès la rentrée prochaine.
Il est possible d’admettre aux concours internes tout-e-s les admissibles : cela nécessiterait la création de 2620 postes. Ce chiffre peut être mis en regard du nombre de postes non pourvus chaque année au Capes externe (750 en 2019) et du nombre de démission de stagiaires chaque année (entre 300 et 400). Les admissibles aux concours internes de l’Éducation nationale sont déjà en poste, une partie importante d’entre eux et elles exercent leurs missions sous des contrats précaires.

Dans l’immédiat, SUD éducation revendique l’admission de tou-te-s les admissibles au concours internes.

-> communiqué complet à retrouver ici

 

6) Abrogation immédiate de la reforme de l’assurance chômage!

Alors que déjà avant la pandémie la réforme de l’assurance chômage décidée unilatéralement par le gouvernement contre l’avis des organisations syndicales était une aberration antisociale et une attaque frontale contre les droits des travailleurs-euses, c’est encore plus le cas dans la période de crise actuelle. Elle ne doit pas être seulement suspendue dans l’attente de jours « meilleurs ». Elle doit être abrogée et immédiatement !

La crise économique actuelle va se traduire en 2020 et après par un véritable tsunami de mises au chômage. Tout comme le dispositif d’activité partielle mobilisé et financé en quelques jours par le gouvernement confronté à la vague de l’épidémie, il est donc indispensable que face à la vague exceptionnelle de chômage annoncée, ce dernier garantisse que l’amortisseur social de l’indemnisation chômage soit pleinement au rendez-vous et à la hauteur des besoins sociaux à financer. A savoir que les chômeurs-euses bénéfi­cient des modes de calculs de leurs temps travaillés existant avant ceux de la présente réforme. Il est indispensable que comme le demandent l’ensemble des organisations syndicales, celle-ci soit en conséquence abrogée. Ce qui inclut bien évidemment son premier volet mis en place le 1er novembre dernier et qui a accru et provoqué la paupérisation de plusieurs centaines de milliers de chômeurs-euses !

L’union syndicale Solidaires exige que le décret du 28 décembre 2018 sur le contrôle des chômeurs-euses soit également abrogé. Les droits de toutes et tous doivent être revus, le chômage ne doit plus être cette période de stigmatisation et de paupérisation de la population qui y est confrontée. Et pour combattre réellement le chômage, il existe un moyen indispensable : réduire le temps de travail !

Abrogation complète et immédiate de la réforme chômage de 2019 ! Abrogation immédiate du décret sur le contrôle des chômeurs-euses ! Réduction du temps de travail à 32 h !

 

7) Violences policières

On commence avec une adhérente de SUD Educ 31-65 qui a écrit un article, publié sur Mediapart, à lire juste ici !

Mercredi 10 juin, de nouveau, des milliers de personnes se sont rassemblées à Toulouse, malgré l’interdiction des manifestations. Le comité Vérité et Justice 31 appelait à un rassemblement square Charles De Gaulle et à une manifestation pour la vérité et la justice pour Adama Traoré, pour toutes les familles de victimes de crimes policiers, contre le racisme d’Etat.

Le square était encore une fois bien rempli, de monde, de pancartes, de chants et de cris. (1,5 selon la préfecture, 4000 d’après nous) Les prises de paroles se sont succédées, on a pu entendre parler de racisme structurel, de violences policières, de révolution qui sera féministe et antiraciste ou ne sera pas, de convergence avec les travailleurs et travailleuses, de la situation quotidienne dans les quartiers populaires.

Rendez-vous est pris pour ne rien lâcher sur ces violences et sur l’occupation de la rue pour lutter contre !

Après ce premier tour de chauffe, tout ce petit monde est parti en manifestation en direction du Palais de Justice. Arpentant la rue Alsace Lorraine, pleine d’énergie et de détermination la manifestation a atteint son but initial à savoir le Palais de Justice, où des compagnies de Gendarmes Mobiles en tenue anti-émeute étaient postées derrière une muraille de barrière de la mairie.

Il semble qu’ils pensaient avoir à défendre le bâtiment…Auraient-ils des choses à se reprocher quant à ce qui se passe à l’intérieur du palais de justice ?

Des chants de nouveau, contre la police, son racisme et ses violences ont été repris, à quelques mètres des principaux concernés, qui n’ont pas protesté.

Et comme d’habitude, cette manifestation a été troublée par les forces du (dés)ordre: la tentative d’encerclement par la Police nationale et la Bac stationnées aux alentours du rassemblement, a entraîné les manifestant.e.s à devoir quitter le devant du Palais de Justice. S’en est alors suivi une manifestation remontant la grande Rue St Michel jusqu’au carrefour des Récollets, où un gazage massif a eu lieu, se prolongeant dans les rue adjacente.

-> Contre l’islamophobie et tous les racismes, face aux violences policières et aux tentatives d’intimidation : nous ne nous laisserons pas calomnier!

-> Autoritarisme et racisme : une porte s’entrouvre, à nous de l’ouvrir en grand !

-> Pour le droit de manifester

 

8) Ripostes syndicales face à l’extrême droite, syndicalistes donc antifascistes!

-> dernière communication de Solidaires